Pas une journée ne s’écoule sans qu’on ne trouve un quelconque reportage sur la situation actuelle en Israël. Si le cœur t’en dit, tu pourrais suivre les événements 24h/24 via CNN ou Internet.
Tu entendrais les deux versions inchangées d’un conflit gravissime, qui n’en finit plus. Au bout d’environ une heure, tu commencerais probablement à te sentir accablé, inquiet et paralysé par la peur, comme c’est parfois mon cas.
N’y a-t-il pas le moindre espoir de paix au Moyen-Orient? Beaucoup de gens se posent cette question, dans leur cœur aussi bien que dans leur esprit et ce, non seulement à travers l’histoire contemporaine mais aussi depuis des siècles.
Au milieu de la cacophonie des débats et arguments, le cercle infernal de la violence sévit plus que jamais. Des hommes, des femmes et des enfants innocents des deux nations meurent chaque jour, pas même sur un champ de bataille mais dans les villes et les villages, qu’ils appellent chez eux.
Chaque émergence d’un espoir de paix est presque immédiatement anéantie par un nouvel acte de barbarie. Le gouvernement israélien d’Ariel Sharon et l’Autorité palestinienne de Yasser Arafat n’essaieront même pas de négocier ensemble.
Alors que tout espoir de réconciliation entre les deux nations semble être éteint, voici précisément ce que je suggère.
Le dictionnaire nous dit que la réconciliation se définit comme étant «l’action de renouer des relations d’amitié ou de retrouver l’harmonie, de résoudre les désaccords.» Evidemment, cela semble être un vœu pieux si l’on considère ce que l’on vient de débattre plus haut, mais ça ne veut pas dire que c’est impossible.
Israéliens et Palestiniens pourraient avoir plus en commun que ce que la plupart des peuples veulent bien reconnaître.
Ces deux nations sont en guerre perpétuelle depuis 1948.
Aussi, depuis ces dernières années, les deux nations ont perdu la plus grande proportion de jeunes hommes parmi les petites populations.
L’économie de la région a grandement souffert et a désespérément besoin d’être stimulée.
Bref, l’histoire et l’actualité des deux parties sont marquées par la souffrance et la misère. Mon espoir est que les peuples de la région et en particulier les jeunes générations, comprennent ceci et entament un changement qui apportera une vraie réconciliation.
Ce ne sera pas facile pour que la réconciliation ait effectivement lieu. Les deux parties devront faire des sacrifices considérables et accepter quelques compromis. Des prémisses dans l’histoire nous permettent de croire que ça peut fonctionner. Pendant plusieurs siècles, les Juifs et les Musulmans de Palestine ont cohabité dans la paix, en suivant le règlement ottoman et se sont même alliés pour combattre les Croisés européens ! Aujourd’hui encore, de nombreux Palestiniens vivent et travaillent en Israël, dans la paix et l’unité.
Un millier de questions pourraient être soulevé des deux côtés, comme le droit à l’autodétermination, le contrôle hors de Jérusalem, les contrôles frontaliers, le terrorisme... La multitude des problèmes rend l’ensemble de la situation très compliquée pour les gouvernements.
Peut-être serait-il sage de recueillir un enseignement du livre des Psaumes, de l’Ancien Testament, un texte vénéré et considéré comme étant saint pas les Juifs et les Musulmans, «Ecarte-toi du mal et fais le bien : recherche la paix et poursuis-la. » (Psaumes 34: 14).
Le conflit se trouve dans une impasse. Il est clair que les actions militaires ou les bombardements suicides n’apporteront pas les résultats souhaités mais vont plutôt exacerber le problème. Il est temps de faire la paix. Si on veut mettre en place le cessez-le-feu, chaque partie doit faire un premier pas. Ce processus devra s’accompagner de négociations ouvertes et sincères, même si elles sont douloureuses.
Je sais que tout ceci peut paraître présomptueux de la part d’un Québecois qui n’est jamais allé dans cette région. Mais, s’il te plait, essaye de comprendre que bien que je sois français, je me soucie de tous les peuples, sans considérer la race, la couleur, les croyances ou l’orientation.
Mes propres opinions politiques par rapport au conflit Israélo-palestinien s’éteignent quand on tire sur des enfants ou quand des étudiants universitaires se font sauter la cervelle dans le café à la mode. Ces choses ne devraient pas avoir lieu. Mais elles ont bien lieu. Et lorsqu’elles arrivent, nous devrions être présents pour défendre la réconciliation car c'est ce qui apportera à la paix.
Je crois que Dieu veut que l’humanité toute entière vive en paix parce qu’Il est un Dieu de réconciliation. C’est l’ambition et l’avidité de l’homme qui mène à la guerre, pas l’ambivalence de Dieu.
Bien des gens veulent éloigner complètement Dieu de la politique, prétextant que la religion est une partie du problème et ne peut pas participer à sa résolution.
Je crois que cet argument a besoin d’être considéré sans tenir compte de l’hyperbole des media de masse. A-t-on déjà essayé de mettre en pratique les valeurs bibliques exemplaires sur la réconciliation? Examinons-les?
La Bible dit combien il est important que dans une dispute les deux parties doivent reconnaître leurs erreurs. Ceci est résumé dans cette célèbre parole de Jésus: «Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère et ne remarque-tu pas la poutre qui est dans ton œil? (Matthieu 7: 3). Jésus nous a appris que nous devrions aimer et même prier pour nos ennemis, quelle que soit notre haine contre eux !? (Matthieu 5: 44).
En plus, c’est Jésus qui a appris à l’humanité à «présenter l’autre joue ». Tous ces principes ainsi que d’autres qui leur sont semblables peuvent indubitablement contribuer à résoudre les problèmes auxquels nous faisons face. Dieu a plus que sa place dans le débat du Moyen-Orient et Il veut être entendu. Voici une question importante à se poser: Est-ce que quelqu’un écoute?
Alors, la prochaine fois que tu vois un reportage sur les actualités à la télévision, demande-toi comment Dieu s’y prendrait pour la réconciliation et peut-être serons-nous sur la route de la paix.
Richard est étudiant en Sciences Politiques à Montréal au Québec. Il est fan de sport, adore les livres et les magazines et il a un peu appris le gallois lorsqu’il est allé au Royaume-Uni. Copyright @iamnext.com. Utilisée avec la permission de l'auteur.
Traduit par Aurélien Hathout