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À la recherche de la carrière parfaite

par par Justine Hwang


Tout a commencé pendant ma dixième année. Ma grande sœur était en douzième et est rentrée à la maison avec des nouvelles à nous raconter.

 

« Hé, Justine, devine quoi ! » m’a-t-elle demandé. J’ai haussé les épaules et elle a continué « Je viens tout juste de commencer mon cours d’Expérience du Travail et je vais faire un stage à la station de télévision CKCK ! »

 

Chanceuse ! me suis-je dit. Se retrouver à la station de télévision locale bat n’importe quel jour de classe ! Et elle a ajouté des détails encore plus attrayants : « En plus, je vais avoir deux après-midis de congé puisque j’ai rassemblé toutes mes heures de cours en trois jours ! »

 

J’étais conquise. A partir de cet instant, j’étais prête à tout faire pour me retrouver dans ce cours d’Expérience du Travail afin de pouvoir avoir des après-midis de congé en douzième année.

 

Avoir des congés pour relaxer… Quelle excellente motivation pour prendre un cours ! Ironiquement, ça a été le premier pas qui m’a ensuite catapultée dans une préoccupation malsaine à propos du travail et du développement de ma carrière.

 

A partir de ce moment, j’ai commencé à faire tout ce qui pourrait servir à l’avancement de ma carrière. Je faisais beaucoup de bénévolat, mais seulement si ça pouvait ajouter de la substance à mon CV. J’ai même changé d’université parce qu’ils offraient un programme de stages co-op qui pouvait me donner plus d’expérience.

 

L’inscription à ce programme co-op a alimenté la fixation que je faisais sur ma carrière. Ce programme compétitif m’a poussée à passer de plus en plus d’heures au perfectionnement de mon CV, à l’écriture de lettres de présentation et à la recherche d’employeurs, tout ceci au détriment de mes autres cours.

 

Je me bâtissais une identité et de la confiance en moi à travers ce travail acharné sur mon CV et mes lettres de présentation. Malgré tout, j’avais toujours peur de ne pas être capable d’être à la hauteur de l’image que je présentais aux employeurs.

 

D’emploi en emploi, j’étais à la recherche de mon identité et de confiance en moi. Pourtant, ma confiance en moi variait toujours en fonction des fluctuations de ma performance au travail et j’étais  toujours insatisfaite.

 

Je grimpais l’échelle professionnelle du programme co-op et j’avais atteint les niveaux supérieurs (comparativement à mes collègues débutants dans le programme). Mais je n’étais toujours pas satisfaite.

 

Un jour, j’ai finalement compris pourquoi.

 

J’en étais à ma derrière année d’université et je me demandais dans quelle direction je devais orienter ma carrière quand un conférencier nous a mis au défi de vivre une vie d’excellence.

 

« Voulez-vous vivre une vie dans la médiocrité ? » Ces mots ont trouvé un écho dans mon cœur.

 

C’est à ce moment que j’ai compris que je n’étais pas satisfaite de mon travail parce que je me contentais de mes propres standards ; et que ceux-ci sont tout à fait médiocres en comparaison avec ceux que Dieu a dans son plan parfait et excellent pour ma vie et ma carrière.

 

Vous voyez, étant adolescente, j’avais demandé à Dieu d’entrer dans ma vie. Et Il y était, mais je ne m’en occupais que quand j’avais besoin d’aide.

 

J’ai reconnu que j’avais offensé Dieu en essayant de trouver ma satisfaction dans le travail plutôt que dans ma relation avec lui. J’ai compris que je devais arrêter d’essayer de faire les choses à ma manière et que je devais laisser Dieu prendre le contrôle de tous les aspects de ma vie. Et cela inclut ma carrière. Dieu sait quels plans sont les meilleurs et les plus excellents pour moi.

 

Chaque jour, je continue d’abandonner mes ambitions à Dieu et de me battre avec la tentation de m’enfuir et de poursuivre mes propres plans. Et chaque fois que je reviens à Dieu, je suis soulagée. Ce sont les seuls moments où je peux être honnête avec moi-même, reconnaître que je n’arrive pas à la hauteur de l’image que je projette et que mes propres efforts ne seront jamais suffisants pour me faire atteindre l’excellence.

 

A présent, lorsque Dieu me donne un travail à faire, il s’agit toujours de tâches qui paraissent beaucoup trop difficiles pour moi. Du moins c’est ce que je pense. Mais c’est justement le but. Il s’agit de travail qui serait trop difficile pour moi mais pas pour Dieu. Et ça finit toujours par être la meilleure chose que j’aurais pu vouloir ou imaginer.

 

C’est drôle de constater que la chose qui me préoccupait tellement auparavant est devenue la chose que Dieu utilise pour que je centre mon attention et mes préoccupations sur lui. Quand j’ai commencé à m’activer pour avoir deux après-midis de congé par semaine en douzième année, je n’avais aucune idée que ça me mènerait au repos ultime qui survient quand on connaît le plan de Dieu pour notre vie et que nous vivons selon ce plan !

 

Justine est maintenant éditrice de iamnext.com pour aider les étudiants à vivre pleinement leur vie sans jamais perdre de vue le plan global.

 

Copyright iamnext 2001. Traduit par Pierre-Louis Lefebre

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Rencontrez Poly Goy

étudiant en sciences. Ses parents se sont sauvés du Cambodge persécutés par les Khmers rouges.

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